On objective, on ne conclut pas à ta place
Vroooz agrège des faits publics et sourcés, puis te les présente clairement. On ne te dit pas quoi penser : on te donne de quoi te faire ton opinion. C'est toi qui décides.
Règle stricte : on note l'allégation, le discours, jamais les personnes nommées. Pas de classement d'individus, pas de procès. Un financement est un fait qu'on peut citer, ce n'est pas une accusation tant qu'on n'affirme aucun lien de cause à effet.
On peut se tromper, et la science évolue. On préfère dire "on ne sait pas encore" plutôt que trancher trop vite.
Les 5 questions posées à chaque allégation
Derrière chaque vérification, on répond toujours aux mêmes questions. Ce sont celles qu'il faut vraiment se poser face à une info alimentaire.
Comment on trouve les preuves
Quand tu poses une allégation, on va chercher en direct dans la littérature scientifique publique, principalement Europe PMC et PubMed, les deux grandes bases d'articles biomédicaux.
On ne cherche pas au hasard. On raisonne en logique "exposition ET effet" : on croise l'aliment ou la substance en question avec l'effet santé annoncé. Par exemple pour "le café donne le cancer", on cherche les études qui portent à la fois sur (café) ET (cancer), pas juste sur l'un ou l'autre. Comme ça, on ne ramène que des études qui parlent vraiment du lien allégué.
On regarde aussi à quoi l'étude compare. "Soda light contre rien" et "soda light contre soda sucré", ce ne sont pas les mêmes questions, donc pas les mêmes réponses. Si l'étude trouvée ne compare pas la bonne chose, on le signale au lieu de faire comme si.
Toutes les études ne se valent pas
Une étude sur une seule personne ne pèse pas comme une analyse qui combine des dizaines d'études. On classe donc la solidité des preuves sur quatre niveaux, du plus solide au plus fragile.
Elles combinent plusieurs études existantes et refont les calculs sur l'ensemble. Gros effectifs cumulés, tendance générale fiable.
On teste une intervention réelle, les participants sont répartis au hasard entre les groupes. C'est ce qui prouve le mieux un effet de cause à effet, mais souvent sur peu de personnes.
On observe de grandes populations dans le temps. Ça montre une association, un risque, jamais une cause à effet.
Un témoignage, une série de cas, un éditorial. Utile pour ouvrir des pistes de recherche, pas pour fonder une recommandation.
Règle importante : le niveau de preuve est plafonné par l'étude la plus faible sur laquelle on s'appuie pour conclure. On ne peut afficher "Élevé" que si on tient au moins une méta-analyse solide ou plusieurs essais randomisés qui vont dans le même sens. Une seule étude d'observation ne monte jamais à "Élevé".
Cinq verdicts, et une règle de prudence
Au bout de l'analyse, on résume par un verdict clair, pensé pour être lu en un coup d'oeil.
La règle qui compte le plus : quand il n'y a pas assez d'études sérieuses, on ne dit jamais "faux". On dit "on n'a pas encore assez d'études pour trancher". L'absence de preuve n'est pas la preuve du contraire, c'est une situation prudente, pas un démenti.
De même, quand une info repose seulement sur de l'observation (une association, pas une cause à effet), on évite les verdicts secs "vrai" ou "faux" et on nuance.
Risque relatif contre risque absolu
C'est le piège classique des gros titres. "Manger ceci augmente le risque de 30 %" ne dit rien de concret tout seul. 30 % de plus par rapport à quoi, sur combien de personnes.
Quand c'est possible, on traduit donc en "sur 100 personnes", ce que tout le monde comprend sans notion de statistique.
"Boire un soda par jour augmente le risque de diabète de 80 %."
"Sur 100 personnes qui n'en boivent pas, environ 5 développeront un diabète. Sur 100 qui en boivent un par jour, ce sera plutôt 9, soit 4 personnes de plus sur 100."
Et quand l'étude ne donne pas le point de départ (ça arrive souvent), on le dit franchement plutôt que de laisser un pourcentage impressionnant tout seul.
La matrice alimentaire : le même nutriment, pas le même effet
Un sucre n'agit pas pareil selon qu'il vient d'un fruit entier ou d'un jus. L'aliment complet, la mastication, les fibres, la dose réelle, la vitesse d'absorption : tout ça change l'effet sur ton corps.
Un jus d'orange, c'est le sucre de trois ou quatre oranges, sans les fibres, avalé en quelques secondes. Ce n'est pas la même chose que croquer une orange. Cette nuance de contexte, on la remonte à chaque fois qu'elle compte.
Sur quoi on s'appuie
Les grandes bases publiques d'articles scientifiques. C'est là qu'on va chercher les preuves, en direct.
Pour retrouver qui finance quoi : lobbys, groupes d'intérêt, déclarations officielles.
L'agence sanitaire française, pour les repères officiels de sécurité et de santé publique.
Les repères de santé publique du Programme national nutrition santé, en langage grand public.
Ce qu'on ne cache pas
On construit un outil honnête, pas un oracle. On peut se tromper, une étude peut nous échapper, et la science d'aujourd'hui sera parfois corrigée demain. C'est normal.
C'est pour ça qu'on prépare un système pour signaler une erreur et un droit de réponse, pour que ce soit corrigé vite quand c'est justifié. Vroooz s'améliore avec toi.