Notre méthodologie

Comment on vérifie.

Voici, sans jargon, comment Vroooz passe d'une phrase entendue dans une vidéo à un verdict que tu peux comprendre en trois secondes. On te montre tout, parce que la transparence, c'est le cœur du projet.

Dernière mise à jour : 7 août 2026.

Notre position

On objective, on ne conclut pas à ta place

Vroooz agrège des faits publics et sourcés, puis te les présente clairement. On ne te dit pas quoi penser : on te donne de quoi te faire ton opinion. C'est toi qui décides.

Règle stricte : on note l'allégation, le discours, jamais les personnes nommées. Pas de classement d'individus, pas de procès. Un financement est un fait qu'on peut citer, ce n'est pas une accusation tant qu'on n'affirme aucun lien de cause à effet.

On peut se tromper, et la science évolue. On préfère dire "on ne sait pas encore" plutôt que trancher trop vite.

La grille de lecture

Les 5 questions posées à chaque allégation

Derrière chaque vérification, on répond toujours aux mêmes questions. Ce sont celles qu'il faut vraiment se poser face à une info alimentaire.

1
Qui le dit ?La personne a-t-elle une vraie légitimité sur ce sujet précis, la source est-elle sérieuse.
2
Sur quelles preuves ?Quelles études, quel niveau de preuve, et est-ce que ça teste vraiment ce qui est affirmé.
3
Qui finance ?Y a-t-il un financement derrière l'étude ou le discours, et va-t-il dans le sens de la conclusion.
4
Qu'est-ce qu'on te vend ?Un produit, un livre, un complément, un abonnement, une idéologie.
5
Quels intérêts derrière ?Quels intérêts économiques ou politiques ce discours sert-il, sciemment ou non.
La recherche

Comment on trouve les preuves

Quand tu poses une allégation, on va chercher en direct dans la littérature scientifique publique, principalement Europe PMC et PubMed, les deux grandes bases d'articles biomédicaux.

On ne cherche pas au hasard. On raisonne en logique "exposition ET effet" : on croise l'aliment ou la substance en question avec l'effet santé annoncé. Par exemple pour "le café donne le cancer", on cherche les études qui portent à la fois sur (café) ET (cancer), pas juste sur l'un ou l'autre. Comme ça, on ne ramène que des études qui parlent vraiment du lien allégué.

On regarde aussi à quoi l'étude compare. "Soda light contre rien" et "soda light contre soda sucré", ce ne sont pas les mêmes questions, donc pas les mêmes réponses. Si l'étude trouvée ne compare pas la bonne chose, on le signale au lieu de faire comme si.

Les repères validés

On s'appuie aussi sur les recommandations officielles

Certaines questions sont déjà tranchées par les institutions de santé publique. Quand une allégation touche à un repère validé, on s'appuie sur les recommandations officielles, le Conseil Supérieur de la Santé belge, l'EFSA au niveau européen et la HAS en France, qui ont déjà synthétisé des méta-analyses. On cite alors la source, pourquoi elle existe, et sur quelles études elle repose. Et on la confronte toujours aux études les plus récentes.

Et quand aucune étude ne teste précisément une allégation mais qu'un principe établi permet de répondre, on te le dit et on s'appuie dessus, plutôt que de botter en touche avec un "ça dépend". Par exemple, la prise de poids est multifactorielle : elle dépend de l'alimentation d'ensemble, de l'activité physique, du sommeil, du stress, de la génétique ou des médicaments, jamais d'un seul aliment ni des seules calories.

On applique aussi le principe de précaution de l'OMS. Quand le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe une substance comme cancérogène, l'aspartame par exemple, classé "peut-être cancérogène" (groupe 2B) en 2023, on le signale, en distinguant le danger de la dose, même quand une dose journalière admissible officielle existe et qu'elle est débattue.

Le niveau de preuve

Toutes les études ne se valent pas

Une étude sur une seule personne ne pèse pas comme une analyse qui combine des dizaines d'études. On classe donc la solidité des preuves sur quatre niveaux, du plus solide au plus fragile.

Élevé
Méta-analyses et revues systématiques

Elles combinent plusieurs études existantes et refont les calculs sur l'ensemble. Gros effectifs cumulés, tendance générale fiable.

Moyen
Essais contrôlés randomisés

On teste une intervention réelle, les participants sont répartis au hasard entre les groupes. C'est ce qui prouve le mieux un effet de cause à effet, mais souvent sur peu de personnes.

Faible
Études de cohorte, observation

On observe de grandes populations dans le temps. Ça montre une association, un risque, jamais une cause à effet.

Nul
Cas isolés, avis d'expert

Un témoignage, une série de cas, un éditorial. Utile pour ouvrir des pistes de recherche, pas pour fonder une recommandation.

Règle importante : le niveau de preuve est plafonné par l'étude la plus faible sur laquelle on s'appuie pour conclure. On ne peut afficher "Élevé" que si on tient au moins une méta-analyse solide ou plusieurs essais randomisés qui vont dans le même sens. Une seule étude d'observation ne monte jamais à "Élevé".

Le verdict

Cinq verdicts, et une règle de prudence

Au bout de l'analyse, on résume par un verdict clair, pensé pour être lu en un coup d'oeil.

Vrai Trompeur Exagéré Ça dépend Faux

La règle qui compte le plus : quand il n'y a pas assez d'études sérieuses, on ne dit jamais "faux". On dit "on n'a pas encore assez d'études pour trancher". L'absence de preuve n'est pas la preuve du contraire, c'est une situation prudente, pas un démenti.

De même, quand une info repose seulement sur de l'observation (une association, pas une cause à effet), on évite les verdicts secs "vrai" ou "faux" et on nuance.

Traduire les chiffres

Risque relatif contre risque absolu

C'est le piège classique des gros titres. "Manger ceci augmente le risque de 30 %" ne dit rien de concret tout seul. 30 % de plus par rapport à quoi, sur combien de personnes.

Quand c'est possible, on traduit donc en "sur 100 personnes", ce que tout le monde comprend sans notion de statistique.

Au lieu de

"Boire un soda par jour augmente le risque de diabète de 80 %."

On dit plutôt

"Sur 100 personnes qui n'en boivent pas, environ 5 développeront un diabète. Sur 100 qui en boivent un par jour, ce sera plutôt 9, soit 4 personnes de plus sur 100."

Et quand l'étude ne donne pas le point de départ (ça arrive souvent), on le dit franchement plutôt que de laisser un pourcentage impressionnant tout seul.

Le contexte

La matrice alimentaire : le même nutriment, pas le même effet

Un sucre n'agit pas pareil selon qu'il vient d'un fruit entier ou d'un jus. L'aliment complet, la mastication, les fibres, la dose réelle, la vitesse d'absorption : tout ça change l'effet sur ton corps.

Un jus d'orange, c'est le sucre de trois ou quatre oranges, sans les fibres, avalé en quelques secondes. Ce n'est pas la même chose que croquer une orange. Cette nuance de contexte, on la remonte à chaque fois qu'elle compte.

Nos sources

Sur quoi on s'appuie

Europe PMC · PubMed

Les grandes bases publiques d'articles scientifiques. C'est là qu'on va chercher les preuves, en direct.

Registre de transparence de l'UE

Pour retrouver qui finance quoi : lobbys, groupes d'intérêt, déclarations officielles.

Anses

L'agence sanitaire française, pour les repères officiels de sécurité et de santé publique.

mangerbouger.fr

Les repères de santé publique du Programme national nutrition santé, en langage grand public.

Conseil Supérieur de la Santé (Belgique)

Les recommandations alimentaires officielles belges (2025), gradées par niveau de preuve.

EFSA

L'agence européenne de sécurité des aliments : les valeurs nutritionnelles de référence de l'UE.

HAS

La Haute Autorité de Santé française, pour les repères de santé publique validés (poids, activité physique).

OMS · CIRC (IARC)

La classification des agents cancérogènes du Centre international de recherche sur le cancer (OMS), au titre du principe de précaution.

Nos limites

Ce qu'on ne cache pas

On construit un outil honnête, pas un oracle. On peut se tromper, une étude peut nous échapper, et la science d'aujourd'hui sera parfois corrigée demain. C'est normal.

C'est pour ça qu'on prépare un système pour signaler une erreur et un droit de réponse, pour que ce soit corrigé vite quand c'est justifié. Vroooz s'améliore avec toi.

Prêt à vérifier ?

Dis-nous ce que tu as entendu, à table ou sur les réseaux. On croise la science et les financements, et on te sort les faits.

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